Gaudin, Péchenard, Squarcini : "Sarko nous a tuer !"

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Non, F. Péchenard n'a pas été un "excellent" DGPN !

Claude Guéant, qui navigue désormais en politique (nous vous en reparlerons), n'a pas manqué de réagir aux remplacements de Michel Gaudin (Préfet de police de Paris), Frédéric Péchenard (DGPN), Bernard Squarcini (DCRI).  N'en déplaise à M.Guéant, Frédéric Péchenard ne laissera pas un souvenir impérissable à la DGPN. Lui qui fut l'un des meilleurs flics de police judiciaire de sa génération, si ce n'est le meilleur, n'était pas fait pour ce poste de gestionnaire. Mais il ne pouvait refuser cette nomination à son mentor et ami Nicolas Sarkozy. Longtemps, il évita les syndicats (leur fréquentation est pourtant l'un des premiers boulots d'un DGPN) ; jamais il ne manquait une occasion de confier à ses copains de la PJ combien il s'em... à la DG (lire : Police : l'envers du décor. Ed Jean Claude Gawsewitch) ; "Il descendait dans mon bureau à la DCPJ, pour prendre le pouls des affaires en cours, tant ça lui manquait" raconte l'ancienne patronne de la PJ, Martine Monteil ; et lui aussi (comme Nicolas Sarkozy) se laissa aller à combattre les collaborateurs soupçonnés de n'être pas assez loyaux. Gilles Leclair, qui ne remplaça pas Martine Monteil pour cela, en sait quelque chose ! Bernard Squarcini lui aussi "n'était plus ce qu'il avait été". Le patron du renseignement intérieur, fut un des plus fins RG que ce service avait connu, même lorsqu'il "jouait à domicile", en Corse. À une époque où il "en fallait", du patron au plus petit inspecteur insulaire. Mais, quand on accepte d'espionner des journalistes, de lancer des enquêtes concernant l'(les) épouse(s) du Président, et lorsque l'on se "plante" sur la surveillance d'un Mohamed Mehra, sans du coup pouvoir l'empêcher de perpétrer les massacres de Montauban et Toulouse, non, on ne peut pas pavoiser ! Quand à Michel Gaudin, Préfet de Police parisien jusqu'à aujourd'hui, c'est sans doute le plus sage. Nous recevant en décembre 2011, il ne nous avait pas caché que son remplacement, en cas d'alternance, relevait d'une gestion politique de la police dont il savait avoir lui aussi bénéficié...