Congrès Unité SGP-Police

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Comte se défausse pour ne pas être viré

Hier soir à Gujan-Mestras, après deux journées marathon, Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat majoritaire chez les gardiens et gradés de la Police nationale a jeté l'éponge. Il savait ses jours comptés et, plutôt que d'être "viré", il a préféré ne pas "être candidat à un quelconque poste lors de ce congrès"... C'est en effet plus élégant en le disant ainsi. Face à plus de 300 délégués des deux syndicats qui forment l'Unité SGP-Police (le SGP majoritairement parisien) et Unité (policiers de province et des Compagnies Républicaines de Sécurité), M. Comte a cependant déclaré qu'il assumait "pleinement (mon) bilan de secrétaire général". Selon de nombreux participants aux travaux, la qualité de ce "bilan" ne semblait pas si évidente que cela. De plus, voici longtemps que les adhérents de la partie Unité de cette Union, qui devait aboutir à la constitution d'un syndicat unique, s'étonnaient d'avoir apporté le plus gros des troupes à celle-ci dès la fondation, et de ne pas en avoir la maîtrise "politique". Enfin, quelle "politique" justement défendait Nicolas Comte ? Outre le fait d'expliquer qu'il aurait eu des accointances avec l'UMP (ce qu'il dément), ses adversaires lui reprochaient d'avoir trop accompagné les politiques de sécurité de Nicolas Sarkozy, de Michèle Alliot-Marie, de Brice Hortefeux et de Claude Guéant. "Sans pratiquement se démarquer de son concurrent syndical Alliance" (classé UMP) explique un responsable CRS d'Unité Police. Selon un participant au congrès extraordinaire qui se termine demain, "il est tout de même très surprenant que sur quelque 38 000 policiers qui ont voté SGP-Unité Police aux dernières élections professionnelles, on ne compte aujourd'hui que 3 000 adhérents du SGP". D'ailleurs, ce jeudi 27 septembre au matin, un seul poste de responsabilité dans le futur bureau d'Unité-SGP était offert à un membre du SGP. Et encore n'était-il pas certain de l'obtenir...