Drame de Karshrue

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"Bernard, un type très gentil et serviable" témoigne le meilleur ami du forcené

Bernard Klotz, né le 3 février 1959, l'homme accusé d'avoir tué plusieurs personnes ce mercredi à Karlshrue (Allemagne), dont sa jeune compagne de nationalité allemande est décrit, dans son village natal, comme un "garçon gentil, serviable, pas méchant pour deux sous". C'est ce qu'a témoigné celui qui s'est présenté au téléphone à l'agence CREDO comme le "meilleur ami d'enfance" du forcené. "Nous avons grandi ensemble, alors bien sûr que je le connais bien", nous a raconté ce témoin, sans pourtant pouvoir nous préciser qu'elle était l'activité professionnelle de Bernard Klotz qui, après avoir pris des otages dans son appartement de Karlshrue, les a supprimés l'un après l'autre, avant de retourner l'arme automatique dont il s'était servi contre lui. "Il a quitté Soufflenheim voici sept ans, a poursuivi le témoin. Mais il fréquentait déjà à l'époque une allemande plus jeune que lui". Les autorités allemandes se demandaient ce matin, si Bernard Klotz ne pouvait avoir appartenu à une société de chasse ou un club de tir, côté Français de la frontière. Outre-Rhin, les enquêteurs imaginaient que c'était peut-être ainsi qu'il avait pu se procurer les armes qui ont été retrouvées sur les lieux du drame. Bernard Klotz a bien été licencié de la ligue régionale de tir "Alsace". Il s'était inscrit en janvier 1997. "Apparemment, il était inscrit dans un club proche de Soufflenheim, pour utiliser des armes dites régulières, a précisé à l'agence CREDO un membre de la ligue. Des armes qui font beaucoup de bruit, mais peu de résultats..."