Soupçons de viol à la PJ parisienne

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Une tache sur le 36 : Si c'était la première !

Décidément, certains ont la mémoire courte. L'affaire qui secoue la police judiciaire parisienne depuis quelques jours provoque les commentaires les plus atterrés qui soient : "tache sur le 36 ; l'honneur du 36 entaché ; une institution touchée au cœur ; le joyau de la PJ mis à mal..." Ceci pour les observateurs ET les policiers de tous grades et de tous horizons. "L'honneur du 36 atteint pour la première fois de son histoire". Là, en substance, il s'agit plus des réflexions de quelques commentateurs. Ce sont surtout ceux-là qui manquent de mémoire. Mais ils ont tout de même été rejoints par une poignée de flics, trop jeunes ou atteints par un Alzheimer soudain. Certes, des soupçons de viol constituent une grave accusation. Et l'on notera que, même si la présomption d'innocence s'impose, pour ces policiers comme POUR TOUT AUTRE CITOYEN, en attendant de savoir si l'un d'entre eux est bien un violeur, c'est au moins un menteur. En effet, avant d'avouer un rapport consenti, il avait nié tout geste litigieux de sa part. Mais crier à la déchéance soudaine des hommes de la PJ parisienne, c'est oublier les braqueurs de la BRB, la fusillade de la rue Blanche et l'implication dans ces affaires de policiers-voyous d'un membre de la BRI... déjà. Ce n'est donc - malheureusement - pas la première fois que le 36 et l'antigang sont touchés par l'opprobre. Et le temps avait déjà fait son œuvre d'oubli. C'est peut-être dommage, mais c'est aussi la preuve que les comportements déviants de quelques-uns ne doivent pas retomber sur l'ensemble d'une direction qui, ces dernières années, a tenté de faire au mieux avec des moyens matériels et juridiques de plus en plus contraignants. Les deux plus soupçonnés des policiers mis en examen dans ce dossier ont été laissés en liberté. N'est-ce pas plutôt cela qui devrait poser question ? Celle-ci : que serait-il devenu à ce niveau si le(s) auteurs présumés n'avaient pas été flics ?