Nepita pour CREDO

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Inscription à la Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse publiée au JO du 14 novembre 1997

Règlements de comptes à OK Élysée

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Avant même avoir lu les propos dAlexandre Benalla dans Le Monde, il suffisait de savoir quelque peu ce qui se passait au niveau de la sécurité à lÉlysée, pour comprendre ce qui allait arriver avec la révélation de lattitude dAlexandre Benalla le 1er mai. Osons un scénario. Voici donc d’un côté, un "conseiller" du PR qui a joué un grand rôle dans sa sécurité, durant la campagne de la présidentielle. Le PR l’a récompensé en l’intégrant au palais. Et comme le jeune homme ne sait faire (bien) qu’une chose, la sécurité, elle lui est confiée. Mais ça ne peut se faire que par petites touches, presque en douce…

On imagine les commentaires du petit protégé et de celui qui le protège, quand le premier soulève les "frictions" que ceci risque de soulever : " Ne t’en fais pas, j’en fais mon affaire, le chef c’est moi" (il aime bien, le PR, rappeler que c’est lui le chef). De l’autre côté, on a les flics et les gendarmes du GSPR, ceux du SDLP, ceux de la PP qui sont là quand le PR se déplace à Paris. Leurs différentes prestations ne sont pas toujours exemptes de critiques. L’œuf balancé sur le candidat Macron en est un exemple significatif. Alexandre Benalla ce jour-là réagit plus vite et mieux que les deux membres du GSPR présents au plus près. À chaque fois, Alexandre Benalla en profite pour pousser son avantage. Les autres râlent, en parlent à leurs syndicats et associations (pour les gendarmes). Mais, de peur de perdre la gâche, ils ne font pas remonter officiellement leurs ressentiments. Alexandre Benalla, le PR et d’autres conseillers décident donc de faire bouger les lignes dans l’organisation de la sécurité du grand chef à plumes. Et comme Benalla n’est pas forcément de si mauvais conseil que cela, le voici intégré à la réflexion. Et même l’apport de civils dans cette sécurité est imaginé. Moult incidents + tard, la coupe déborde pour flics et gendarmes, quoique Alexandre Benalla soit plus proche des seconds que des premiers, statut de réserviste de la GN oblige. Et voici que le jeune conseiller aux dents longues joue les cow-boys le 1er mai. Quelle aubaine ! On ne compte plus ceux susceptibles de l’avoir balancé chef les flics. Mais son attitude place de la Contrescarpe peut éventuellement échapper à la justice (pas de plaignant, pas de blessé, pas de partie civile). Alors, la Préfecture le lâche, le directeur de l’ordre public joue un curieux jeu. Le plus gradé des trois compères de Benalla, qui l’a "invité" comme observateur lors des manifs, lui propose de lui fournir des vidéos. Ce haut fonctionnaire sait que ce peut-être une circonstance aggravante. De plus, il court-circuite AB en faisant passer ces vidéos par plusieurs intermédiaires, histoire de multiplier les possibilités de fuites. Place Beauvau, où l’on tente depuis longtemps de gérer les difficultés de la sécurité présidentielle, et où l’on voit d’un mauvais œil la réforme en cours, qui peut mettre de côté (en partie au moins) les flics et certains gendarmes, d’aucuns ne se privent pas d’en rajouter. Et voilà qu’un flic identifie Benalla pour Le Monde, sur les images publiées depuis mai sur les réseaux sociaux. Et l’histoire sort. Et cette révélation est aussi ennuyeuse pour la hiérarchie policière que pour l’Élysée. La première, car elle n’a pas su encadrer certains de ses membres, le "Château" parce qu’un conseiller chargé, en outre, de la sécurité du PR, qui joue les "gros bras" ça fait désordre. Il faudra donc, si l’on y est obligé, affirmer coûte que coûte qu’AB ne s’occupait absolument pas de la sécurité du PR. D’où une cascade de mensonges. On "sanctionne" donc le fautif, mais pas trop car il reste le protégé du PR. D’ailleurs, celui-ci continuera à dire tout le bien qu’il pense de son jeune conseiller fautif. Trop d’ailleurs, ce qui est bien la preuve qu’on a pas voulu -d’abord- lui taper trop fort sur les doigts. Et tous de prier pour que l’affaire ne sorte pas. Mais voici qu’AB accepte les vidéos détournées de la Préfecture et -surtout- que ceux qui les ont détournées se dénoncent à leurs chefs, qui en réfèrent aussitôt au Procureur de la République. Bien obligé pour l’Élysée d’aller plus loin ! La boucle est bouclée, exit Alexandre Benalla, au grand bonheur de ceux qui voulaient sa peau. À partir de là, les opposants politiques d’Emmanuel Macron saisissent l’occasion qui est trop belle. Et rebelote les mensonges à répétition. Mais c’est une autre histoire. Restent les retours de bâtons. ATTENTION, TEMPÊTE EN VUE DANS LA POLICE (LA PP EN TÊTE) A LA RENTRÉE. Emmanuel Macron n’oubliera pas…

 

 

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