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Inscription à la Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse publiée au JO du 14 novembre 1997

Émmanuel macron, la sécurite, la police…

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Du neuf avec des vieux...

Plusieurs personnes s'occupent de sécurité et de police aux côtés d'Emmanuel Macron depuis qu'il a décidé de se lancer dans la course à la présidentielle. Mais, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on est loin du "personnel neuf" tant vanté par le nouveau Président...

 

Du neuf... si on peut dire. Ainsi, durant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'est prononcé pour un retour à la "police de proximité". Sous un autre nom, "police du quotidien" mais si l'on se réfère à ceux qui le conseillent dans ce domaine, on sait ce que cela veut dire. Ainsi, dans l'ombre, œuvre un inspecteur général de l'Administration (IGA), ancien directeur de cabinet de Pierre Verbrugghe 1991-1993), préfet de police de paris nommé par François Mitterrand, bras droit de Jean Michel Belorgey alors que celui-ci préparait le rapport sur la création de la police de proximité commandé par Gaston Defferre alors ministre de l'Intérieur, ancien directeur central de la sécurité publique (1997-1999). Gilles Samson très marqué "police de proximité" donc, sauf que celle-ci ne donna pas les résultats escomptés faute de moyens donnés par le Gouvernement socialiste qui l'avait enfantée. Plus tard, Nicolas Sarkozy la foula au pied.
Ce fut sans doute une erreur car la police de proximité était sans doute une bonne idée, à condition de ne pas en faire une fixation idéologique et de l'utiliser à sa juste valeur. Dans les villes et les métropoles provinciales où elle fut maintenue (Paris, Marseille...) son efficacité restait sans conteste. La police d'investigation était en effet consciente du potentiel que représentait la proximité dans le domaine de la remontée jusqu'à elle d'informations de terrain nécessaire aux enquêtes en profondeur.
Reste donc à imaginer comment les conseillers sécurité d'Emmanuel Macron ont réfléchi à une refonte de cette police-là et qu'elle sera (ont) leur(s) leur(s) place dans le dispositif gouvernemental à venir et la nouvelle Administration qui en sortira. Gilles Samson rejoindra-t-il le ministre de l'Intérieur à venir ? Deviendra-t-il son directeur général de la police (DGPN) ? Un peu court peut-être vue la carrière du personnage... Quid de Jean Michel Fauvergues, ancien chef du RAID, qui se présente aux législatives en Seine et Marne sous l'étiquette La République en Marche ? La DGPN serait sans doute plus à sa hauteur... Quant à la lutte antiterroriste, d'autres noms ont été évoqués, notamment celui d'Ange Mancini ancien coordinateur du renseignement de Nicolas Sarkozy à l'Elysées, que François Hollande a gardé un an à ses côtés. Autre nom, celui de René Georges Querry, pote de Mancini, ancien patron de l'Unité de coordinateur de la lutte antiterroriste (UCLAT) passé au privé à la sécurité du groupe Accor. Mais les dossiers de ces deux personnages ne risquent-ils pas d'être entachés par l'épisode de l'affaire DSK au Sofitel de New-York. Des questions se sont toujours posées sur le rôle qu'ils avaient pu jouer dans cette péripétie, chacun à la place qui lui était dévolue... À moins que l'éventualité de leur arrivée dans le dispositif Macron fasse partie du halo de mystère entretenu par ce dernier dans la gestion des hommes et des postes...

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