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Inscription à la Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse publiée au JO du 14 novembre 1997

La colère du “peuple”, cette si mauvaise conseillère…

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Jusqu'où les extrêmes peuvent-ils exploiter le désarroi des Français ?

Plusieurs responsables policiers tirent en interne la sonnette d'alarme depuis plusieurs jours. Des fonctionnaires de plusieurs antennes du Service central du renseignement territorial en province ont prévenu : des incidents et des violences graves risquent d'émailler les heures et les jours qui suivront le résultat de l'élection présidentielle de ce dimanche 7 mai.

Ce samedi 6 mai, le syndicat Alternative Police CFDT, met en garde les autorités sur ces risques d'affrontement en appelant "les policiers à la plus grande prudence et à la plus grande vigilance, afin de ne pas s'exposer plus que nécessaire" si les moyens adéquats d'intervention dans ce genre de situation ne leur sont pas donnés.
Tous ceux qui alertent sur ce qui pourrait advenir ne font aucune distinction entre les "ultras" d'extrême gauche et ceux d'extrême droite qui pourraient exprimer leur dépit, quel que soit le Président démocratiquement élu. Mais il y a malheureusement plus grave. Nombre de policiers - et encore plus de gendarmes - se montrent déçus ces derniers jours du risque de voir leur candidate favorite ne pas accéder à la magistrature suprême. Dès lors, certains d'entre eux, pourtant garants de l'ordre public ne sont pas étonnés quand sont évoqués de possibles débordements. Pire, les mêmes expriment en privé que, dans ce cas, le mieux serait de "laisser faire"...
Ces derniers jours, Marine Le Pen n'a cessé de déclarer que la "colère du peuple allait finir par éclater". Il semble que, parmi les forces de l'ordre, on ne s'y prépare pas forcément d'égale façon et avec les mêmes objectifs...
Quant aux violences venues de l'extrême gauche, elles n'ont même pas attendu le résultat du scrutin. Elles ont déjà frappé à plusieurs reprises lors de diverses manifestations, prenant le plus souvent pour cible des policiers. D'où la facilité pour certains de ces derniers d'émettre la possibilité de baisser les bras... d'où que viennent d'éventuelles violences.

 

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