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Inscription à la Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse publiée au JO du 14 novembre 1997

Antiterrorisme

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Un plan pour quoi faire ?

Voilà ! M. Bernard Cazeneuve ministre de l'Intérieur l'a annoncé : les déclinaisons régionales du RAID et du GIGN vont augmenter en nombre. Histoire de renforcer le maillage territorial de ces deux principales forces d'intervention dans le domaine de la lutte antiterroriste... Beaucoup de com' pour pas grand-chose...

À tel point que Toulouse, où le GIGN était déjà implanté, devrait voir s'installer courant 2016 des effectifs du RAID. Est-ce pour cette ville et sa région la meilleure façon de faire taire les rivalités entre services que de les faire évoluer sur le même terrain d'opération ? La présence de pas mal de personnages proches des milieux jihadistes dans le midi toulousain ne suffit peut-être pas à répondre à la question...
Pour le reste de cette «gesticulation», on rappellera que le RAIG était déjà en place en province à : Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Rennes et Strasbourg... Trois autres antennes devraient voir le jour cette année à Montpellier, Toulouse (lire ci-dessus) et à Nancy. Pour sa part, le GIGN était représenté à Toulouse depuis 2004, à Orange depuis 2007, à Dijon depuis 2012 sous la forme de pelotons d'intervention interrégionaux de gendarmerie (PI2G). Quant à ceux de Nantes, Tours et Reims, ils n'ont pas été créés à l'occasion de ce nouveau « plan Cazeneuve » puisque l'arrêté qui les met en place date du 31 décembre 2015. Pas grand-chose de nouveau sous le soleil donc, d'ailleurs les grandes lignes de cette opération avaient déjà été annoncées dès février dernier. Y compris ce dont on nous rebat les oreilles depuis ce mardi 19 avril au matin : ces groupes devront être en mesure de se déployer en 20 minutes maximum dans n'importe quel point du territoire. La raison annoncée de ce détail opérationnel : «C'est dans les premières minutes d'une attaque que les terroristes font le plus de victimes». C'est la leçon du Bataclan. La raison cachée c'est que, si la BRI (antigang) sous sa forme BAC (anticommando) a parfaitement réagi ce soir-là, le RAID a mis trop de temps à le faire. Malheureusement, on a vu le soir du 13 novembre que 20 minutes c'est déjà trop. Les seuls qui peuvent intervenir quasi instantanément sont les policiers de sécurité publique (y compris les brigades anticriminalité) qui patrouillent en permanence. À condition qu'ils ne soient pas occupés à autre chose ce qui est loin d'être le cas ! Mais leurs rangs ne sont pas pour autant renforcés... D'autant que si des kamikazes se font sauter avec leurs charges explosives, adieu le délai d'intervention ! Quant aux commandements communs, un officier du RAID pouvant diriger des effectifs du GIGN, vice-versa, selon les circonstances : chiche !

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