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Inscription à la Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse publiée au JO du 14 novembre 1997

Office des stupéfiants

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Les mauvaises habitudes ont la vie dure...

Selon RTL, la police des polices s'apprête à enquêter au cœur du service antidrogue français après la saisie de 7 tonnes de cannabis à Paris voici quelques mois...

Notre excellent confrère Damien Delseny a lâché ce matin, sur l'antenne de RTL, une information qui risque de faire désordre. L'IGPN (la police des polices) s'apprêterait à entendre, peut-être même sous le régime de la garde-à-vue, certains responsables de l'Office central de lutte contre le trafic des stupéfiants (OCRTIS). Motif : l'enquête menée depuis plusieurs semaines autour de la saisie dans le XVIe arrondissement de Paris de 7 tonnes (!) de cannabis par les services des douanes. "Une incroyable histoire" commentait peu après un autre de nos confrères. Malheureusement non ! Ni extraordinaire, ni unique. Selon ce que cherche à savoir l'IGPN, que peut-on reprocher aux policiers de l'OCRTIS, jusqu'à leur patron ? Leur trop grande proximité avec un très important trafiquant de drogue qui aurait aussi été leur indic, y compris dans cette affaire de 7 tonnes de shit. Au fil des informations livrées à la sagacité de chacun depuis le début de l'affaire, on avait compris que cette énorme quantité de stup's faisait en fait partie d'une livraison "surveillée". Cette méthode est tolérée par la justice, à condition d'être très encadrée par des magistrats. Ainsi ne faut-il pas que la police soit à l'initiative du passage de la drogue, même au travers des activités d'un trafiquant qu'elle manipulerait. Et bien, à l'OCRTIS, il fut une époque où cette (mauvaise) façon de faire était tombée dans le quotidien. Deux sud-américains étaient appointés par les policiers pour "monter des coups". La drogue provenait parfois de saisies antérieures. Les policiers allaient même la chercher auprès de collègues étrangers d'Amérique du Sud. Le scandale avait été découvert par un magistrat Suisse. Mais aucune enquête n'avait été réellement menée dans les rangs de la police française. Mieux, en 2008, l'un des principaux artisans de cette "police connection", commissaire de police, avait été discrètement exfiltré de l'OCRTIS à la DCRI. Les terroristes et les espions n'avaient qu'à bien se tenir !

 

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