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Inscription à la Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse publiée au JO du 14 novembre 1997

Le Préfet Alain Gardère face à la justice

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La légende du « sauveur de Marseille »

La vraie histoire de la nomination d’Alain Gardère comme Préfet de police à Marseille. Ou, comment on fait une légende...

« En l’installant comme Préfet délégué à la sécurité à Marseille, Nicolas Sarkozy avait voulu avait récompenser Alain Gardère pour services rendus » ; « Alain Gardère est propulsé préfet délégué pour la sécurité et la défense à Marseille pour «redresser la situation» sur le front de la délinquance et de la criminalité, après un pic de règlements de comptes » ; « Alain Gardère, 59 ans, fait partie de ces policiers proches de Nicolas Sarkozy propulsés préfets ». Depuis qu’il a passé 48 h de garde-à- vue dans les locaux de la « police des polices », avant d’être présenté ce jeudi midi à un magistrat chargé d’une information pour abus de biens sociaux, trafic d'influence, corruption et prise illégale d'intérêts, la « légende »  d’Alain Gardère promu Préfet à Marseille a bon dos... Alors, pour ceux qui auraient la mémoire courte, voici une autre version de cette « ascension » de l’ancien commissaire de police. « En fait, le ministre a trouver cette occasion pour éloigner Gardère qui commençait à foutre un b. pas croyable au cabinet » témoigne un membre de la direction générale de la police nationale (DGPN). Selon la même source, plus personne ne pouvait le supporter. A la DGPN, à la PJ, à la DCRI, à la direction de la sécurité publique, chacun des directeurs se plaignait des intrusions de Gardère dans leur domaine de responsabilités. Jusqu’à Georges François Leclerc, co-directeur de cabinet, qui est allé voir Guéant. Pour ne froisser personne, il lui a tenu, en substance, ce discours : « Je pense qu’avec Alain Gardère nous faisons doublon. Pour ce qui me concerne, je ne vois aucun inconvénient à lui lui laisser toute la place, M. le Ministre ( Claude Guéant est alors ministre de l’Intérieur ndlr). Nous ne pouvons continuer ainsi ». Et Claude Guéant à choisi... l’éviction-promotion, en confiant à quelques-uns de ses collaborateurs : « Quand je pense que j’avais fait venir Gardère à mes côtés uniquement pour rendre service à Michel Gaudin (Préfet de Police de Paris ndlr) qui, lui aussi, n’en pouvait plus ». Un mois après l’arrivée d’Alain Gardère un directeur prévient Claude Guéant : « Gardère est en train de nous planter la merde en bas, va falloir faire quelque chose ! ». Mais pour changer à nouveau de Préfet, il était trop tard. Encore une chose : ces lignes nous les avons extraites de Police, l’envers du décor, publié en avril 2012. Personne ne les a jamais démenties. Pas même l’intéressé...

 

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