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Inscription à la Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse publiée au JO du 14 novembre 1997

À la une !

"On prend les mêmes et on recommence !"

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Cabinet de Manuel Valls : à droite toute !

Le Conseil des Ministres du 23 mai 2012 n'aura pas livré le nom du nouveau directeur général de la police nationale. La veille au soir, c'est le nom du Préfet Claude Balland qui  revenait le plus souvent... Avec un profil comme celui-ci, le ministre de l'Intérieur éviterait en tout cas les critiques de droitisation du ministère qui fusent depuis plusieurs jours. Réflexion toute simple, d'un membre de la direction générale de la Police nationale, encarté à l'UMP, qui découvre au jour le jour les arrivants au cabinet de M. Valls : "Si j'avais su, je ne votais pas Sarkozy. Je ne suis pas dépaysé !". Cri du cœur, d'un flic socialiste cette fois-ci : "On prend les mêmes et on recommence !". Selon eux, la plupart des collaborateurs de Manuel Valls sont difficilement classables à gauche. "Favier est de droite, et même bien de droite", commente un reporter qui connaît bien ce général nommé comme conseiller "gendarmerie" du ministre. Et notre confrère d'ajouter : "En fait, c'est l'opposé de David Galtier qui était sur la même ligne de départ que Favier pour prendre la direction générale de la gendarmerie (DGGN). Galtier a voté Hollande et ne s'en cache pas". Aura-t-il la DGGN ? Celle-ci risque plutôt de revenir à un magistrat ou à un Préfet.. Avec Denis Favier, l'homme de l'assaut du GIGN contre l'Airbus d'Air France détourné sur Marseille par des islamistes, en voilà au moins un qui peut toujours se réfugier derrière le refrain des hauts fonction-naires de la police, quand ils virent de bord : "Je suis d'abord un technicien !". Car pour le général Favier, au moins, c'est vrai ! En même temps que lui est arrivé un conseiller "sécurité", Jérôme Foucaud, venu de la Préfecture de Police de Paris (PP). "C'est un bon copain, sourit un syndicaliste policier "classé à gauche", mais il n'est pas de notre bord non plus...". Jean Daubigny, le directeur de cabinet de Manuel Valls n'échappe pas aux interrogations des policiers proches du nouveau pouvoir, tout comme son adjoint, Renaud Vedel, lui aussi issu de la PP. "Michel Gaudin, le Préfet de police (qui devrait quitter son poste plus rapidement que prévu pour rejoindre le Conseil d'Etat) aurait voulu placer des pions de droite place Beauvau, il n'aurait pas fait mieux qu'envoyer Revel et Foucaud" commente un proche du Préfet. Restent Yves Colmou, ancien des cabinets Rocard et Vaillant, et Jacques Méric qui a été aussi conseillé technique de ce dernier, de 2000 à 2002. Et, comme nous l'avons signalé voici longtemps (sans citer son nom), si Emile Perez devenait directeur de la police, ce serait un fidèle serviteur de Nicolas Sarkozy, quand il a été deux fois ministre de l'Intérieur, qui prendrait la maison en main...

Mis à jour ( Mercredi, 23 Mai 2012 13:04 )

Descente de ministre à Marseille

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Le Préfet de Guéant, face à Manuel Valls...

A Marseille, M. Valls a donc retrouvé Alain Gardère, le Préfet délégué à la sécurité envoyé dans les Bouches du Rhône par Claude Guéant. Celui-ci a épargner à son nouveau ministre l'autre version de sa nomination à Marseille. Un haut fonctionnaire encarté à l'UMP, ex-conseiller de Claude Guéant, nous a raconté (lire Police : l'envers du décor, chapitre la police de tous les jours) comment - et surtout pourquoi - ce dernier avait désigné Alain Gardère pour monter au feu. Venu du cabinet de Michel Gaudin, le Préfet de police de Paris, Gardère était devenu chef de celui de Claude Guéant. " Il est vite devenu insupportable, place Beauvau, raconte ce haut-fonctionnaire. il se mêlait de tout, il repassait derrière chacun des directeurs de la police, à la première occasion. Le DGPN, Frédéric Pêchenard et le patron de la DCRI, Bernard Squarcini, n'en pouvaient plus..." Comme il fallait une nouvelle tête pour marquer la sécurité marseillaise, d'une empreinte "sarkozienne", Alain Gardère ferait donc l'affaire. Et notre source d'ajouter : "Quand il a pris sa décision, Guéant a seulement dit à quelques - uns d'entre nous : quand je pense que je l'avais récupéré pour en débarrasser Gaudin !". Gardère était arrivé en se vantant de vouloir "faire le ménage" dans la sécurité publique locale. C'à n'a pas amélioré son image de marque. Certains responsables et gradés ont même préféré demander leurs droits à la retraite, quand elle n'était pas très éloignée. Sa dernière "grande idée": vouloir faire sauter une barre d'immeuble pour en éloigner définitivement les dealers. Il aura bien essayé de négocier son maintien en place avec les socialistes locaux, quand le vent de la Présidentielle a tourné. C'est avec Manuel Valls qu'il devra désormais évoquer la suite de sa carrière...

Mis à jour ( Mardi, 22 Mai 2012 20:41 )

Document

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Police : l'envers du décor...

livreAprès «Dossier P...comme police», publié en 1983, qui fit à l'époque pas mal de bruit dans le landerneau policier, voici : «Police : l'envers du décor» (Editions Jean Claude Gawsewitch depuis le 6 mai). Et après les évènements de Bobigny, des passages entiers de cet ouvrage tombent en pleine lumière de l'actualité. Dans ce bouquin de plus de 400 pages, qui passe au tamis le fonctionnement de la police (et de la gendarmerie) au long de ces 25 dernières années, l'auteur ne fait de cadeau à aucun des responsables politiques qui, tout au long de ce dernier quart de siècle, ont été en charge des affaires de police et de sécurité en France. Pas plus qu'il n'épargne quelques unes des «vedettes» de la police, montées au pinacle par leurs protecteurs politiques, sans que l'on trouve chez ces policiers là, plus de qualités professionnelles que chez des flics bien moins connus qu'eux... et souvent plus exposés. «Je ne suis ni un policier rentré, ni un amoureux fou de la police et de l'ordre à tout prix» confiait récemment l'auteur de «Police : l'envers du décor» à Corse Matin-Nice Matin, en ajoutant : «Je suis seulement un journaliste qui suit depuis plus de 40 ans les affaires de police, de justice, de sécurité et les faits divers, et je crois en être un observateur pointu...».

Mis à jour ( Mardi, 22 Mai 2012 20:29 )

SGP-FO hué par des policiers

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À force de co-gérer la police avec le ministère de l'Intérieur, les syndicats de policiers sont débordés par des coordinations. Les flics en ont aussi assez des ambiguïtés de leurs représentants

"Et ils sont où, et ils sont où les syndicats ?" ont scandé quelque 150 des 300 policiers réunis place du Chatelet à Paris le 10 mai, avant de siffler et de huer Nicolas Comte, le leader du SGP-Unité police organisateur du rassemblement. Dans les rangs des contestataires, beaucoup expliquaient que s'ils ont une carte syndicale c'est parce qu'elle est indispensable pour l'avancement ou pour obtenir une mutation vers leur province d'origine, sans plus... Pourquoi se cacher derrière son petit doigt ? Pourquoi donner, une fois encore, dans la langue de bois ? Historiquement, depuis des décennies, quelle que soit la majorité politique en place à la tête du pays, les syndicalistes policiers s'en sont toujours défendu, le jurant haut et fort, « croix de bois, croix-de-fer, si on ment, on va en enfer » : non ils ne font pas de co-gestion de la police avec leur administration de tutelle ! Et bien si ! Et ce n'est pas d'hier. Et ils en recueillent aujourd'hui les fruits amers. Les voici confrontés ces dernières semaines à des « coordinations » qui, à plusieurs reprises, ont appelé les policiers à manifester leur courroux, par SMS ou courriers électroniques. Une seule chose sauve - pour l'instant - les appareils syndicaux : la forte syndicalisation dans la profession... Le ministère de l'Intérieur, sans pour autant l'anticiper, avait pressenti depuis de longs mois le danger de voir apparaître de telles coordinations. Certains, aux cabinets du ministre Claude Guéant et de Frédéric Péchenard le directeur de la police, avaient averti les hauts responsables : « attention, à force de jouer les uns contre les autres, de n'écouter qu'un son de cloche, on risque des débordements ». Oui mais voilà, la seule réponse apportée à cette alerte a été, une fois encore, de choyer les uns et les autres, selon l'intérêt du moment... Ajoutons à cela que certains observateurs imaginent derrière les manifestations passées et à venir la main de certains hauts fonctionnaires de la police nationale, choyés par Nicolas Sarkozy, qui voient mal l'arrivée du nouveau Président de la République, et l'ambiance dans les commissariats risque encore de se détériorer.

Mis à jour ( Jeudi, 17 Mai 2012 20:59 )

Légitime défiance

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Des policiers "sarkosistes" avaient anticipé la victoire de François Hollande...

Jean Claude Delage, le secrétaire général d'Alliance Police Nationale, le second syndicat de gardiens de la paix est « sarkoziste » et ne s'en cache pas. Le mercredi 2 mai, son organisation avait lancé, pour le 11, un appel à manifester devant les préfectures de France et à Paris. Il voulait obtenir un texte de loi, prévoyant la mise en place de la notion de « présomption de légitime défense » pour les policiers. C'est une revendication formulée par Alliance depuis la mise en examen d'un policier de Seine Saint Denis pour homicide volontaire. Cette réclamation du syndicat de policier avait été très rapidement relayée par le candidat à l'élection présidentielle Nicolas Sarkozy. On avait appris, à cette occasion ( mais le candidat Président et son équipe de campagne y avait-il prêté attention ?) qu'il s'agissait, de longue date, d'une proposition de Marine le Pen. Désordre ! Il y a donc fort à parier que, s'il avait été réélu, N.Sarkozy aurait présenté ce texte à la représentation nationale pour qu'il soit ratifié. Nul besoin dans ce cas pour Alliance de « faire pression » sur le Président. L'annonce de cette manifestation posait dès lors deux questions : Alliance Police Nationale, en tout cas ses responsables, n'auraient-ils pas eu confiance dans l'engagement à ses côtés de Nicolas Sarkozy ? Impossible ! D'ailleurs, Jean Claude Delage a pour habitude de dire que ce qui fait la différence avec « Sarko », c'est que « lorsqu'il promet, il tient ! ».

La seconde question découle de ce constat : Les meilleurs soutiens du Président sortant, dans les milieux policiers, avaient-ils déjà anticipé la victoire de François Hollande, jusqu'à prévoir des mouvements de policiers, dès son arrivée aux affaires ? En tout état de cause, ce ne sont pas les quelques 3 ou 400 manifestants ( pas plus que pour SGP-Unité la veille (lire ci-contre) qui ont du impressionner les autorités. Moins en tout cas que la présence parmi eux ( là aussi !) d'"incontrôlés" que JC Delage réussit tout de même à calmer...

Mis à jour ( Lundi, 21 Mai 2012 11:18 )

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